Dans cet article d’opinion, Daniel Noiseux, vice-président exécutif de Dimonoff, se demande si le réseau cellulaire à lui seul peut gérer de façon fiable le système d’éclairage intelligent d’une ville. Il soutient que même les plus grands environnements urbains présenteront des zones sans couverture, laissant certains nœuds d’éclairage connectés sans signal, ce qui rend un réseau maillé sans fil beaucoup plus fiable pour un contrôle à l’échelle de la ville.
Noiseux présente plusieurs avantages du réseau maillé par rapport à une connectivité purement cellulaire, notamment sa capacité à contourner les obstacles physiques, à améliorer la qualité des communications à mesure que la densité de nœuds augmente, à étendre la portée à partir des passerelles, à mettre en service automatiquement de nouveaux nœuds et à s’autoréparer lorsqu’un nœud tombe hors ligne. Il note que le coût cellulaire mensuel par nœud peut descendre sous les 0,04 $ US, mais que ce chiffre ne tient pas compte du risque d’obsolescence technologique.
Puisque les actifs d’éclairage municipal doivent généralement demeurer en service de 15 à 20 ans, l’article avertit que le soutien 4G et 5G des opérateurs pourrait prendre fin d’ici 10 à 15 ans, ceux-ci ayant refusé de s’engager au-delà d’environ six ans lors de négociations avec l’entreprise. Le remplacement du matériel dépendant du cellulaire pour suivre les futures générations de réseaux pourrait ajouter environ 50 % au coût d’achat total d’un système de contrôle d’éclairage, comparativement à un déploiement basé sur le maillage.
Noiseux conclut qu’un réseau maillé sans fil bien conçu offre aux villes une fiabilité, une sécurité et une flexibilité accrues pour la gestion de systèmes d’éclairage à grande échelle, tout en évitant les coûts de remplacement récurrents liés à l’abandon progressif des réseaux cellulaires.