Dans un article pour Dimonoff, le président fondateur Bernard Têtu présente le réseau maillé comme une topologie de l’Internet des objets où tout nœud du réseau peut agir comme répéteur, étendant la portée des communications aussi bien dans les déploiements urbains que dans certaines applications intérieures.
Têtu décrit six avantages principaux de cette architecture pour les milieux urbains. Le réseau maillé permet de surmonter les obstacles naturels, comme les collines et la végétation dense, qui nuisent aux communications en ligne directe; contrairement aux technologies cellulaires qui présentent des zones mortes, le maillage crée plusieurs chemins de communication à faible coût. La multiplication des chemins vers les systèmes centraux améliore aussi la qualité des communications en permettant un changement dynamique de canal en cas d’interférence. Selon Têtu, avec 500 nœuds espacés de 50 mètres, la portée théorique atteindrait 25 kilomètres, bien que les configurations urbaines réelles ne permettent rarement un tel agencement linéaire.
Chaque nœud agissant comme un routeur, l’architecture maillée élimine le besoin d’équipement dédié, les concentrateurs n’ayant qu’à être en ligne directe avec quelques nœuds sélectionnés. Les nouveaux nœuds s’intègrent automatiquement dès leur association via une application mobile, et le réseau peut s’auto-réparer en cherchant un autre concentrateur en cas de panne. Têtu conclut que si le réseau maillé excelle pour la gestion d’actifs urbains comme l’éclairage public intelligent, certains projets de villes intelligentes pourraient tout de même bénéficier d’autres technologies.