Choisir un système de ville intelligente exige de voir au-delà des besoins actuels, écrit Bernard Têtu, fondateur et président de Dimonoff, dans le premier volet d’une série en trois parties consacrée à l’évolution future. Ce texte porte sur le matériel, la fondation dont dépendent toutes les autres couches d’un système de ville intelligente.
En éclairage public, seuls les luminaires DEL munis d’un connecteur standard ANSI C136.41 à 7 broches peuvent réellement être considérés comme évolutifs, puisqu’ils permettent les fonctionnalités avancées attendues des applications intelligentes. Au-delà du luminaire lui-même, le matériel acheté aujourd’hui doit pouvoir accueillir les capteurs de demain, qu’ils soient intégrés dès le départ ou ajoutés plus tard grâce à des entrées et sorties configurables, sans exiger de code personnalisé pour chaque nouveau type de capteur.
La capacité de mise à jour compte tout autant. Les appareils devraient permettre des mises à jour de micrologiciel sans fil plutôt qu’un travail manuel, unité par unité, appuyées sur un véritable système d’amorçage et, idéalement, un système d’exploitation en temps réel garantissant des mises à jour sécurisées avec un processus de sauvegarde fiable. Bernard Têtu souligne aussi le rôle croissant de l’informatique en périphérie, où les appareils analysent les données localement plutôt que de tout transmettre à un système central. Un capteur de reconnaissance sonore pourrait, par exemple, détecter un coup de feu ou une collision et alerter directement les autorités, sans transmettre de longs fichiers audio, réduisant ainsi la bande passante requise et le temps de réponse.